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Jour après jour
 
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 Jour 11: Pokhara -> Parc National de Chitwan


>> Nuit très difficile, petit-déjeuner et départ en voiture pour la gare routière, pas loin de l'aéroport. Rajesh nous accompagne. Le lieu est animé, plusieurs bus sont en instance de départ. Notre vendeur de fruits est là et nous a reconnu. Quel bus est le nôtre ? Rajesh s'occupe de tout, nous achète les billets, indique aux chauffeurs du bus et ses aides notre destination. Des adieux puis nous nous installons dans le bus de marque "Tata". Certains sont très colorés, d'autres moins. A l'intérieur, il y a même des places à côté du chauffeur ! Bien entendu, une petite statuette religieuse trône devant. Vu la conduite des népalais, cette aide peut être précieuse. Le bus se rempli essentiellement de népalais et d'indiens, assez peu de touristes (3 ou 4 couples, pas +). Voilà, c'est le grand départ pour le Téraï, petit geste à Rajesh qui descend du bus.

 

>> Le trajet est long mais pas inintéressant : nouveaux paysages, populations sur les bords des routes, attitude des passagers. Sieste, pause pipi dans la nature puis grosse halte salvatrice à midi dans une sorte de snack, au moment même ou mes soucis de santé reprenaient de l'ampleur. Des tables sont disposées à l'extérieur, à côté des champs dans lesquels des gens travaillent.

>> C'est reparti pour la fin du trajet. En arrivant dans la région de Chitwan, les routes sont plates et longues, la région semble animée. Le bus fait plusieurs arrêts, à chaque fois c'est le même regard d'interrogation vers l'avant du bus pour savoir si c'est ici que l'on descend... Finalement, nous arrivons dans un village, c'est le terminus apparemment. Récupération des bagages qui ont fait le voyage sur le toit du bus. Une personne nous attend et nous conduit à un 4x4 : cette personne, ce sera notre guide ici. Il travail pour le parc et l'hôtel. Il parle anglais avec nous, c'est parfois un peu difficile de se comprendre mais avec un peu de patience de part et d'autre...Nous arrivons à l'hôtel "Safari Adventure Lodge" après avoir parcouru pendant une dizaine de minutes une piste et traversé un village Tharu très pittoresque. Les décors n'ont plus rien de commun avec ceux de la montagne : ici, tout est plat, les maisons du village ont des toits de chaume. Petit rafraîchissement offert à l'hôtel, découverte de la chambre presque luxueuse par rapport à ce que l'on a connu dans les lodges !

 

>> Nous redescendons pour aller visiter dans un premier temps les alentours de l'hôtel. Nous remontons un chemin coincé entre la rivière Rapti et quelques habitations, chemin qui termine sa course dans un pré donnant lui même dans la rivière qui fait ici un coude. Nous saluons des enfants tout heureux de nous croiser puis repartons à l'hôtel où nous attend notre guide dont j'ai oublié le nom. Nous partons à pied, à l'opposé de notre escapade précédente, à la découverte du village Tharus. Ici, les habitants vivent grâce à l'hôtel qui achète leur production (volaille, céréales...). De nombreux enfants nous suivent pour nous dire bonjour ou nous tenir la main et toujours sans demander d'argent. Le guide doit disperser tout ce petit monde et nous explique comment vivent les habitants. Nous allons à la rencontre de plusieurs d'entre eux et assistons à leur vie au quotidien. C'est une virée très intéressante et les rencontres se font dans la bonne humeur. De case en case, le guide explique comment sont construites les maisons, à quoi sert tel outil ou encore comment vit la famille au quotidien.

 

>> 18h30 : spectacle de danse Tharus à la belle étoile, dans les "jardins" de l'hôtel. C'est très... touristique mais divertissant. Au total, il doit y avoir 4 ou 5 couples de diverses nationalités dans l'hôtel, tout le monde est assis à contempler les danseurs (exclusivement). La danse est rythmée par des bâtons de bois que manient avec dextérité les danseurs. Puis direction la salle à manger de l'hôtel ou un buffet à volonté est à disposition (poisson, viande, riz...), tout à fait correct comme repas. Le patron de l'hôtel-restaurant passe nous voir pour s'assurer que tout nous convient. Good night, bye, dodo.

 

 Jour 12 : Parc National de Chitwan


>> A 9h00, nous sommes sur une barque en bordure du parc de Chitwan. Sur les conseils de notre guide, nous laissons 100 roupies au "gondolier" népalais. Le brouillard se dissipe sur la rivière Rapti, nous apercevons rapidement les premiers crocodiles. Sans doute en phase de réveil, ils ne sont pas trop actifs. Heureusement, car ils auraient vite fait de s'approcher de notre embarcation qui apparaît soudainement bien légère... Spontanément, je rentre les mains à l'intérieur de la barque, on est jamais trop prudent ! C'est quand même plus impressionnnant de les voir comme ça que derrière une grille de zoo par exemple... Plus sympathique, nous croisons des paons sauvages, des martins pécheurs et autres gentils volatiles. La jungle que nous longeons nous apporte son lot de bruits en tout genre et inhabituels pour nous.

 

>> De retour sur la berge, nous débutons une balade dans la forêt, notre guide étant à l'affût des bruits mais aussi des animaux que l'on pourrait croiser. N'espérant rien d'extraordinaire de cette promenade, il serait utopique de voir un tigre du Bengal, j'aimerais quand même bien réussir à surprendre quelques singes soit disant présents dans les environs. Peine perdue. Notre guide nous montre des traces de rhino. L'excitation monte d'un cran avant de retomber au plus bas. Quelques termitières à se mettre sous la dent. Je me dis que c'est un peu une promenade pour "attrape-couillon" (oups, désolé pour le terme) quand soudain notre guide nous demande de stopper et de ne plus parler : une sorte de grosse biche se trouve à porter d'appareil photo ! Après l'avoir observée et admirée, clic-clac, dans la boîte. Je ne rentrerai donc pas bredouille. Merci guide, finalement fin observateur.

>> Après cette virée nature en forêt, poursuite à pied par un détour par la ferme aux éléphants où l'on peut voir des petits. Nous arrivons juste au moment où les éléphants partent en promenade, on a le temps de les voir passer. Ca me fait toujours un pincement au coeur de voir ces animaux privés de vraie liberté. Petit tour dans une salle retraçant l'histoire des éléphants au Népal (région du Téraï). Retour à la rivière que nous traversons sur une barque et accompagnés par des boeufs. Petite marche pour rentrer à l'hôtel, nous croisons un bus de népalais venus pique-niquer. Nous retombons sur la piste que nous avions déjà parcouru seuls la veille et le guide nous explique que les fils de fer en bordure de rivière sont là pour protéger les habitations des crocos. En effet, plusieurs chiens ont été emportés par quelques crocos + téméraires que les autres !! Gloups.. La période des crus (inondations) est aussi propice à quelques visites non désirées. Fin de la matinée, repas à l'hôtel-restaurant.

>> 14h00, notre taxi-charrette est avancé. C'est un moteur d'une puissance de 2 boeufs, alimenté 100% bio-fourrage. Direction le parc pour une virée à dos d'éléphant dans la jungle. Nous traversons le village Tharu près de l'hôtel accompagné par des enfants qui courent à côté de nous et essayent de monter "à bord". Positionné un peu trop près de l'arrière train de notre moteur de feu, je suis touché par un coup de queue dirons-nous... malpropre et malodorant. Preuve de notre immersion dans la vie locale ! Croisement avec un bus et un 4x4, nous voici arrivés à la station de départ des éléphants. 100 roupies pour notre taxi-charrette. Plusieurs éléphants sont sur le départ, nous montons sur la plateforme d'embarquement puis dans la nacelle, au total nous sommes 4 personnes + le cornac (appelé mahout ici). Passage obligé à la caisse pour les 2 autres personnes (indiennes), le guide ayant déjà payé nos entrées dans la réserve naturelle.

 

>> Nous sommes immédiatement dans la forêt, d'abord clairsemée puis très vite + dense. Nos compères indiens sont assez bavards ce qui gâche un peu l'ambiance. Le cornac nous parle un peu en anglais quand il veut nous indiquer une trace ou apporter une précision. Nous ne comprenons pas tout mais l'essentiel suffit. Nous rencontrons assez rapidement une maman rhino et son petit, apparemment habitués à la présence des éléphants. Un rhinocéros ne distingue pas l'homme sur l'éléphant mais voit un tout, homme + éléphant. Ceci dit, nos rhinos semblent tellement dociles que je doute un peu du hasard de cette rencontre. En reprenant notre chemin, nous tombons cette fois-ci sur un groupe de rhinos. Quelques photos et c'est bientôt l'attroupement : plusieurs éléphants chargés de paparazzi s'approchent des rhinos qui décident de partir, trop de monde dans le coin sans doute ! Nous longeons maintenant la rivière avec vue sur quelques crocos puis c'est la traversée de la rivière pour remonter de l'autre côté. Le "safari" se poursuit par la rencontre d'un troupeau de cervidés que nous montre notre cornac. Ils nous observent, prêts à décarpire. Nous restons quelques minutes ainsi puis le cornac décide d'avancer lentement. Les animaux décident alors de se mettre à l'abri dans les fourrés, le cornac dirige habilement l'éléphant dans la forêt pour nous permettre de les apercevoir encore quelques instants puis prend le chemin du retour. J'ai beau regarder dans les arbres, pas de singes, seuls quelques belles toiles d'araignées !

>> Fin de notre safari de 1h15 : roupies au cornac, re-charrette et re-pièce. Le chemin du retour se fait avec le soleil couchant sur la forêt et les toits de chaume, magnifique. Nombreux arrêts pour photographier et profiter de ces instants éphémères. La journée a été longue mais très agréable, même si ce safari relève plus de la balade que de l'aventure.

 
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 Jour 13 : Parc National de Chitwan -> Kathmandu


>> A 7h30, départ matinal avec notre guide pour découvrir les oiseaux du bord de la rivière. Equipé de jumelles et d'un livre d'ornithologie, notre guide nous montre les oiseaux autochtones. Petit arrêt dans une maison où nous avons repéré un perroquet puis retour à l'hôtel à 8h30 pour notre dernier petit-déjeuner avant la route pour KTM.

>> 9h00 départ de l'hôtel en 4x4 direction la station de bus, "décollage" à 9h40. Après quelques heures et quelques arrêts détentes/pipi plus tard, nous voilà dans KTM. A noter un arrêt près d'un petit marché où l'on pouvait trouver notamment du poisson séché, apparemment très consommé ici. Descente du bus à une gare routière peu éloignée de Swayambhunath. Il faut maintenant se débrouiller par soi-même pour rejoindre l'hôtel, l'agence n'a pas envoyé de taxi ne sachant pas l'heure d'arrivée du bus (ça peut varier considérablement pour un trajet si long). Les taxis ne manquent pas, nous sommes sollicités de toute part pour monter dans l'un d'entre eux. Profitons-en pour négocier le tarif ! Après la jungle du Téraï, revoici celle de KTM ! Nous arrivons à faire descendre le prix à 80 roupies (< 1€) pour nous rendre à l'hôtel alors qu'initialement le taxi demandait plusieurs centaines de roupies. Ici, touriste = pigeon = argent alors il ne faut pas hésiter à négocier et faire jouer la concurrence !  Sur la route, nous apercevons Swayambhunat, en travaux, puis arrivons rapidement à l'hôtel dans notre super-mini-voiture. Il est 15h42...

>> Bagages déposés, nous repartons en ville à destination de la Durbar Square de KTM. Guère + de 2h avant l'arrivée du  crépuscule du soir .En suivant un plan sommaire, nous arrivons à ... nous perdre ! Après avoir demandé notre chemin à plusieurs reprises, et pressés par le temps, nous trouvons LA solution : intercepter un rickshaw ! Nous voilà embarqué pour 50 roupies au milieu du charivari et du capharnaüm de KTM, circulant au milieu de la foule. Une autre façon de découvrir les rues de la ville.

 

>> Arrivée à Durbar Square, nous sommes assaillis par des guides ou prétendus comme tels, certains parlant français. Difficile de s'en dépatouiller, même en les ignorant. C'est le style pot de colle. L'entrée à Durbar Square est payante pour les touristes, 200 roupies. C'est un endroit très intéressant, c'est un lieu de vie pour les népalais et pas seulement un arrêt-photo pour touristes. Le quartier se prête aussi aux achats : tissus, figurines, poteries... à négocier bien sûr, même dans les boutiques à tissus !

 

>> Le soleil s'est déjà caché, il faut retourner à l'hôtel même si c'est notre dernière visite de la ville et que l'on souhaite en profiter un maximum. D'autant que Rajesh devait passer à l'hôtel. Pour le retour, après avoir commencé à marcher dans la ville, la solution du pousse-pousse s'impose à nouveau. Nous tombons cette fois-ci sur un groupe de "chauffeur" qui désigne finalement un vieil homme pour nous amener. Le pauvre, non seulement il peine un peu pour nous tirer mais en +, il se perd ! Nous abrégeons son effort, payons quand même la course et choisissons de nous débrouiller par nous même. Ce qui nous surprend, c'est d'être la nuit dans KTM, dans des rues parfois peu animées, sans aucun sentiment d'insécurité. Inconscience ou réalité de vie nocturne népalaise ? Nous demandons régulièrement notre route auprès des boutiques ou des gens que nous croisons, pas facile quand même de retrouver notre hôtel dans ce labyrinthe. Heureusement, nous croisons un couple de français aperçu à notre hôtel qui nous indique la route, nous étions finalement tout près.

>> 19h00, à l'hôtel. Un petit mot de Rajesh qui est passé mais nous n'étions pas là. Dommage, nous aurions pu passer la soirée ensemble et rendre visite à sa famille. Dernier repas et petit tour à Thamel pour faire quelques boutiques de souvenirs. Demain, ce sera le départ vers la France.

   

 Jour 14 : Kathmandu, au revoir Népal


>> Debout 5h45 et petit-déjeuner Thé/Toasts/Confiture à 6h30. Rajesh vient nous rendre visite, avant 7h00, pour nous souhaiter bon voyage. Sympathique. Le même représentant de l'agence qu'à notre arrivée est là également et nous accompagne jusqu'à l'aéroport. Il faut s'acquitter de la taxe d'aéroport, 1130 roupies, et d'une taxe départ (!), 565 roupies. Plusieurs contrôles sont à passer. Petite frayeur, le tampon apposé par la police lors du contrôle des sacs n'a pas la bonne date, ce qui nous "plante" au contrôle suivant, pour entrer dans la salle d'embarquement... Du coup, retour au contrôle de police assisté par un "officiel", et nouveau tampon. Ouf...

>> Le retour est compliqué : KTM -> Muscat au Sultanat D'Oman -> Bahrein (Royaume de Bharein). L'escale à Muscat est prévue longue : arrivée prévue à 13h10 pour un redécollage le lendemain à 00h20. Heureusement, la compagnie met à disposition une chambre d'hôtel, dans un hôtel de luxe. En réalité, ce n'est pas une chambre mais une suite : cuisine, salon, tapis et moquette épaisse... Le restaurant est accessible en libre service, à volonté. Repas en arrivant, repas en partant, on peut aller et venir à tout moment, les plats changent au bon vouloir des cuisiniers. De la suite, on a vue sur une mosquée, joliment éclairée la nuit. Un mini-bus nous ramène à l'aéroport, musique locale et chauffeur en dejlaba. Escale à Bahrein puis redécollage vers Paris. Roissy, c'est quand même très moche... Il nous faut aller maintenant à Orly pour prendre l'avion à destination de Toulouse, avec au passage 1h d'attente pour le bus Air France. Prévoir large pour le transfert entre aéroports... Longue attente pour les bagages à Toulouse, histoire de faire durer un peu + le retour, voiture, retour maison, FIN du voyage et déjà des souvenirs qui remontent.

   
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