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Mes impressions

 

Trek


>> Le trek choisi est un trek facile par sa durée (7j) mais aussi par le parcours emprunté : initialement prévu dans le sens Nayapul -> Jomsom -> Kagbeni -> Jomsom, nous avons finalement fait le trek dans le sens inverse à la demande de l'agence. Les raisons ? Nous n'étions pas à l'abri d'un retard de plusieurs jours de l'avion à Jomsom, retard non exceptionnel en raison du vent fort qui balaye quotidiennent le village. Notre planing serré nous interdisait le moindre retard sous peine de dire au revoir à notre escapade dans le Téraï en fin de séjour.

Dans le sens emprunté, on a seulement une grosse journée de montée pour aller de Tatopani à Ghorepani situé à 2750m (+1770m de montée/-100m de descente). Pour ceux qui le souhaite et qui ont du temps, il y a toujours possibilité de faire cette journée en 2 étapes en dormant à Shika. Ce trek est à la portée de toute personne pour qui marcher quelques heures n'est pas un problème. L'altitude reste raisonnable et le risque de faire un MAM reste très limité.

Les difficultés se limitent à :
  • la montée vers Ghorepani longue et éprouvante à cause des marches népalaises.
  • les descentes ! Attention aux genoux.
  • la montée de nuit à Poon Hill : pas forcément une épreuve mais il fait froid comparativement aux autres journées car la montée s'effectue de nuit par t° négative.
Dans l'autre sens, on a davantage de journées de montée mais la plus grosse n'est "que" de +1200m entre Tikhedhunga et Ghorepani. Située au deuxième jour du trek, elle arrive tôt pour ceux qui ne sont pas "en jambes". La journée pour aller à Kalopani est aussi du même ordre.

Les étapes sont relativement courtes, 5 à 6h de marche seulement. Par conséquent, nous arrivions tôt à destination ce qui laissait du temps pour visiter ou se reposer. L'occasion aussi de parler avec les villageois, un guide étant alors fort utile pour traduire.

A propos de guide : il n'est pas indispensable pour trouver son chemin sur ce trek mais le guide apporte un réel + pour parler avec les népalais. Mes + beaux souvenirs du pays sont les gens, encore + que les montagnes. Ce serait dommage de passer à côté.

Parc Nationale de Chitwan


>> Le parc : il ne s'agit pas d'un grand zoo mais véritablement d'une réserve naturelle située dans le sud du pays, dans la région du Téraï. Le Téraï s'étend jusqu'en Inde, c'est la région qui a vu naître Bouddha.

Le népal comporte plusieurs parcs ou réserves dans le sud du pays, celui de Chitwan (littéralement "coeur de la jungle") a été créé en 1973 et classé par l'Unesco sur la liste du Patrimoine Mondial. Son objectif étant de préserver nombre d'espèces présentes dans le pays dont certaines menacées d'extinction comme le tigre du Bengal ou le rhinocéros d'Asie.

Chitwan abrite 43 espèces de grands mammifères et plus de 450 espèces d’oiseaux sur une superficie de 932 km², 1431 km² si on considère la réserve sauvage de Parsa contiguë à Chitwan. Les villages sont en dehors du parc, la séparation physique étant la rivière Rapti.

De nombreuses agences proposent des visites du parc de Chitwan à grand renfort de photos de tigres ou de rhinocéros sous des titres aguicheurs (safari dans la jungle, etc). Alors, qu'en est-il vraiment ?

Le parc recelle effectivement une multitude d'animaux mais sa surface est importante et suivant les périodes de l'année, certains animaux sont faciles à apercevoir ou pas. Les éléphants sauvages ont disparu, ceux restant servent à promener les touristes. Le rhinocéros unicorne d'Asie, plus gros animal sauvage du parc, est quant à lui en nombre et les mesures de préservation de l'espèce semblent efficaces. Il semble aussi que l'on puisse voir des ours à Chitwan.

Ensuite, pour LA vedette du parc, le tigre du Bengal, il est apparemment très rare d'en apercevoir à Chitwan malgré les soi-disant 120 individus peuplant le parc. Parce qu'il s'agit d'un animal sauvage qui n'aime pas être dérangé or l'activité touristique du parc génère du bruit et du mouvement. Ensuite la population de tigre est inférieure à celle des martins pécheurs et donc sa probabilité d'en rencontrer plus faible ! En croiser est donc exceptionnel. Il semble qu'il soit plus facile, ou moins difficile, d'apercevoir le tigre dans le Parc Royal National de Bardia mais je n'ai pas pu vérifier cette information. Aussi, inutile de prévoir un séjour à Chitwan dans l'unique but de voir un tigre... Non, le parc et ses environs recellent une multitude d'autres intérêts.

Tout d'abord, c'est une région sympathique et en arrivant des montagnes népalaises, on voit un tout autre visage du pays : fini les maisons de pierre aux toits recouverts de bois, les convois de mules ou les sommets enneigés, voici les paillottes, les rhinocéros et les charrettes. La gentillesse des locaux, les enfants et les porteurs nous rappellent que nous sommes encore au Népal mais l'Inde est toute proche.

Question animaux, les crocodiles sont très faciles à apercevoir, de même que les rhinocéros. Pour ces derniers d'ailleurs, c'est devenu, à défaut de tigre, la grande attraction du parc. Ils sont facilement approchable à dos d'éléphants, au point que c'est un peu l'attroupement autour de la zone à rhino. Nous avons pu en observer plusieurs au sein d'un petit troupeau, (c'est toujours impressionnant même s'il est + petit que son cousin d'Afrique), ainsi qu'une mère et son petit isolés. Pour ces derniers, je me demande même s'ils ne sont pas à moitié apprivoisés et si le parc ne fait pas en sorte qu'ils soient toujours là pour les touristes...

La forêt comporte une multitude de sals, grands arbres qui constituent l'une des particularités de cette forêt. La forêt alterne avec des sortes de petites prairies. Sur la zone, on peut voir des daims, des singes, des oiseaux, des termitières.

Les opportunites de balades autour ou dans le parc sont nombreuses : barque pour voir les crocodiles, à pieds dans la forêt pour observer daims ou petits singes, à pieds encore le long de la rivière pour observer les oiseaux, à dos d'éléphants pour approcher les rhinocéros. Sans oublier la découverte des petits village bordant la réserve. Bref, on ne s'ennuie pas et on a vraiment l'impression d'être au contact de la nature. La balade à pieds dans la forêt est effectuée avec un guide du parc et des consignes de sécurité sont données dans le cas d'une rencontre "dangereuse".

Pour résumé, le séjour dans le sud du pays est sympathique et je recommanderais même d'y passer quelques jours pour prendre le temps de découvrir plusieurs villages et réserves.

Agence Nepal Ecoloy Trek


>> De la réservation par courriel jusqu'à notre départ, en passant par l'accueil à l'aéroport, nous avons été très satisfait de l'agence.
Les points positifs :
  • pas d'acompte demandé à la réservation.
  • réactive lors des démarches par internet, l'agence a été à l'écoute de nos souhaits pour façonner un voyage personnalisé.
  • accueil par un responsable de l'agence parlant français.
  • guides francophones comme demandé pour la visite de KTM et de sa vallée ainsi que pour le trek.
  • implication du guide et du porteur.
  • remboursement des frais de taxi pour aller de la gare routière à l'hôtel lors du retour de Chitwan.
Points moyens :
  • rien de prévu pour aller de la gare routière à l'hôtel lors du retour de Chitwan mais l'agence ne peut connaître à l'avance l'heure d'arrivée du bus. De toute façon, ce point négatif a été compensé par le remboursement du taxi !
  • porteur sympa mais sans grande expérience. Aucune gêne pour notre trek relativement facile.

Compagnie aérienne Gulf Air


>> J'avais un bon souvenir de cette compagnie lors d'un précédent vol pour Bangkok : confort de l'avion, service. Là, il en été tout autrement. En effet, une fois les billets achetés, les horaires des vols ont été modifiés plusieurs fois. Le pire : initialement, à la réservation des billets donc, le vol retour devait s'effectuer avec une seule escale, à Muscat (Sultanat d'Oman). Après un première modification d'horaire, une deuxième lourde de conséquence : le trajet retour devient KTM -> Muscat -> Bahrein -> Paris... avec un décalage de l'heure d'arrivée de 12h !!! Bien entendu, adieu la correspondance Air France déjà réservée pour Toulouse. Comment prévoir un tel retard ? Une dernière modification, sans réelle conséquence, nous a été ensuite imposée.

Au final, malgré un courrier de notre part, les billets initiaux pour Paris -> Toulouse inutilisables ne seront pas remboursés par Gulf Air. Et nos nouveaux billets seront plus chers car pris à une date + rapprochée du départ. Bref, pas merci Gulf Air en espérant ne pas avoir à revoler sur votre compagnie.

Seul point positif : devant la longueur de l'attente à Muscat, nous avons eu droit à un hébergement en hôtel de standing : suite (cuisine, salon, chambre), vue sur une mosquée, repas à volonté, "permanent" et varié (plats régulièrement renouvelés !). Bref, une attente dépaysante.


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