Cartes parcours

 

 Etats-Unis 2008 
Jour après jour
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 Jour 1 : Albi -> Toulouse -> Paris -> San Francisco

  Jeudi 18 septembre - Jour de 6h54 à 19h13

>> Départ vers 5h pour l'aéroport de Toulouse où le vol Air France n° 7793 de 7h10 à destination de Paris CDG nous attend. Arrivée à CDG, changement de terminal pour se présenter à l'embarquement du vol AF 0084 pour San Francisco, décollage prévu à 10h15. Ca y est, le simple fait de voir le nom de la ville sur l'écran du comptoir nous plonge maintenant dans le début de ce périple américain ! Parfois, il en faut peu... Et un souci avant même l'embarquement : ma place réservée depuis longtemps sur internet, avait été attribuée à une autre personne quelques jours avant le départ ! Heureusement, l'hôtesse d'accueil se démène pour réaffecter le passager qui voyage seul sur un autre siège, ouf. Au moment de l'embarquement, on prend les formulaires d'entrée sur le territoire étasunien. L'avion est un Boeing 747. Comme d'habitude sur les vols longs courriers, on peut visionner le trajet sur la carte du monde : nous partons vers le nord et les côtes anglaises que l'on aperçoit distinctement par le hublot, passage sur l'Ecosse, l'Islande (dégagée) et le Groënland (couvert) pour redescendre ensuite le long du continent ouest américain où l'on voit les grandes rocheuses enneigées. Film visionné : Indiana Jones 4, histoire de garder l'âme conquérante ! Chose surprenante du territoire étasunien vu du ciel : des centaines (milliers ?) de champs ronds... Non ce n'est pas un remake du film "Signes".. Pour leur système d'arrosage : une rampe tourne autour d'un axe décrivant un cercle. Revenons dans les airs : enfin, nous nous approchons de San Francisco : après une tentative manquée du pilote qui a remis les gaz près de la piste, nous permettant ainsi d'observer plus longuement la zone (!), les roues touchent terre. Nous voici sur le sol des Etats-Unis, nous voici débutant notre conquête de l'Ouest !!! Et sur ce que j'ai pu voir de l'avion, on a un grand ciel bleu qui nous attend. Qu'en est-il de la "légende" de SF recouvert de brouillard ?

   Il est 13h heure locale, 22h en France. J'ajuste ma montre. Nous quittons l'avion puis direction le contrôle : prise d'empreintes et photos. On nous demande les raisons de notre voyage (tourisme) et nos professions. Premiers mots d'anglais baragouinés comme j'ai pu : ouf, j'ai réussi à me faire comprendre. Mon accent lamentable ne doit pas trahir mes origines en tout cas... Et oh surprise j'ai quasiment tout compris de ce que le jeune américain m'a dit, faut dire aussi qu'il a parlé lentement et distinctement... L'habitude des touristes. En tout cas, il était très souriant malgré le monde. On récupère les bagages, une valise ou un sac chacun + 1 sac à dos, et on se retrouve directement dans le hall de l'aéroport, guidé par un agent qui nous montre la sortie.

   Bon maintenant, reste plus qu'à aller poser les bagages à l'hôtel. Au passage, je prends à un "point info" un petit guide gratuit avec des adresses et coupons de réduction, ça peut toujours servir. Petit coup d'oeil dans ce guide pour chercher un prestataire assurant la navette aéroport -> ville avec réduction : il y en a plusieurs mais les bons sont valables dans l'autre sens, ville -> aéroport. Pas grave, nous sortons et choisissons une de ces Shutle Door to door : impossible de connaître précisément le coût du trajet avant le départ, même en insistant ! Tant pis, on monte quand même impatient d'aller se balader en ville et pas envie de commencer "à se prendre le chou". On nous dépose à notre hôtel sur Van Ness Avenue pour 17$/personne après un détour en centre-ville pour poser un autre couple. Chauffeur typé indien pas sympa et pas causant du tout, sans doute le moins sympa de tous nos interlocuteurs durant notre séjour américain : petit coup de froid ! En plus, nous avons eu du mal à comprendre la somme qu'il nous demandait : il disait "one seven"... On a compris 7 pour 1 (passager) donc 14 au total au lieu de 17$ ! Là, c'est vite devenu la galère et j'ai fini par lui donner un tas de billet pour qu'il prenne la somme qu'il voulait (il commençait à s'énerver le brave monsieur. Allez comprendre pourquoi...). L'accueil enjoué de l'hôtel nous regonfle et on dépose les bagages à l'accueil car il est trop tôt, environ 15h, pour prendre possession de la chambre le check-in étant fixé à 16h. Nous ne souffrons pas du décalage horaire (-9h par rapport à La France).


   C'est parti pour la Marina et la baie sous un grand ciel bleu ! Première traversée de rue aux ordres de la petite main autorisant, ou non, la traversée. Heu, droite ou gauche ? C'est l'heure de consulter les documents (guides, plans...) sous la main. Ce n'est pas compliqué : remonter à droite et tout droit jusqu'à l'océan pacifique ! "Go, go" ! Pour ces premiers mètres, les yeux tournent en rond sur leurs orbites. Faut dire que bien entendu on essaye de repérer toute différence entre la vie des autochtones et la nôtre : voitures, bâtiments, personnes (touriste ou pas ?), bruits, panneaux... tout est passé en revue. Nous faisons une balade de la Marina jusqu'au Palace of Fine Arts Theatre. Et enfin, les premières vues sur le Golden Gate Bridge (GGB) sous lequel passe un voilier. Goëland, Pelicans, vue sur Alcatraz et la ville de San Francisco côté baie. On distingue nettement la Coït Tower sur la colline, à gauche, et la Transamerica Pyramid avec son sommet en pointe. Un ancien voilier du Francisco Maritime National Historical Park est aussi visible. On a un grand ciel bleu mais le vent est un peu frisquet. Surprise : sur un espace vert, un groupe d'enfants encadré par des adultes (une classe ?) joue au foot, le "nôtre", le "soccer" !!! Passé l'enthousiasme, regardons y plus attentivement : il s'agit de jeunes, très jeunes gens (moins de 10 ans) et il y a beaucoup plus de filles que de garçons... En tout cas, ils ont l'air de bien s'amuser !


   Nous quittons le bord de la baie pour parcourir des rues où nous trouvons nos premières belles maisons victoriennes. Les premières impressions sont très surprenantes par rapport à ce que j'imaginais d'une ville américaine : c'est tranquille, calme dans l'ensemble. La balade est un vrai plaisir. Le bruit généré par la circulation est bien plus feutré que chez nous à trafic équivalent et nettement plus "cool" semble-t-il (ce sera confirmé par la suite quand nous passerons derrière le volant)...

Retour à l'hôtel et sans se perdre ! Check-in et c'est bon, on a notre chambre, grande à l'américaine. Comme prévu lors de la réservation, elle a vue sur le GGB : il est un peu loin mais bien là. Le soir, pas trop envie de tourner pour le repas et ce sera une pizzeria sur Lombart Avenue pour 25$ pour deux. Au moins, ce n'est pas compliqué à demander pour une première commande ! Serveur sympa.

   

 

Les photos du jour

 Jour 2 : San Francisco

  Vendredi 19 septembre - Jour de 6h55 à 19h12


>> Le lendemain, petit-déjeuner copieux (céréales, gaufres, beurre cacahuète, etc) pour bien commencer la journée et prendre des forces... pour le vélo. En effet, ce matin c'est location de vélo pour traverser le GGD et se promener sur la baie. Génial, toujours le grand soleil. On décide d'aller à pieds jusqu'à Jefferson Sreet où se trouve le loueur Bike And Roll. On laisse les bagages à l'hôtel bien qu'il soit prévu d'en changer le soir même pour se rapprocher du centre-ville. Le loueur de cycles est souriant et accueillant, il nous sort un "Bonjour" quand il voit que nous sommes français et avoue que c'est à peu près le seul mot qu'il connaisse en français. Je discute un peu avec une américaine de passage à San Francisco, non pas que je me sente à l'aise avec l'anglais mais faut pas passer pour des sauvages de gaulois non plus. Nous laissons une caution et signons quelques papiers avant de disposer de nos "bêtes de courses". Nous laissons de côté l'assurance perte/vol/dégâts, coût total de la location pour 2 vélos : 64$ . Nous voilà chevauchant casques au vent sur nos destriers une roue motrice le long de la baie. A nouveau, le GGD en point de vue, de + en + proche. Dès la fin de Jefferson Street, on bascule sur un chemin sans voiture et on se retrouve parmi les joggeurs, les touristes et les autres cyclistes. A l'approche du pont, les choses sérieuses commencent car il y a une bonne côte pour y monter ! Pas question de flancher : on est de la patrie des Anquetil, Poulidor et Hinault et on ne peut pas laisser tomber comme cela nos prestigieux ainés au pays des Armstrong et Lemon ! Faut pas décon... non plus.


   La montée se passe bien entendu aisément ;-) et on arrive au tablier du pont. On ne peut pas se tromper pour le traverser : faut suivre la foule... Car sachez le : non, le cycliste français n'est pas prioritaire sur le pont et le chemin à emprunter est également encombré d'une multitude de touristes (mais que font-ils ici ceux-là ?) à bicyclette ou à pieds. Vous l'aurez deviné aussi, la chaussée des voitures/camions est séparée de celle des cyclistes/piétons, ce qui évite aux cyclistes français de faire des dégâts aux camions américains. Hop, c'est parti pour une traversée du pont, avec SF sur la droite. On peut facilement s'arrêter pour prendre une photo. C'est sympa, gare quand même aux collisions entre piétons/cyclistes/véhicules d'entretien car tout le monde n'est pas prudent et il faut compter avec les distraits et les contemplatifs...


   Nous regardons le paysage et la circulation sur la route car après tout ça ne fait pas si longtemps que l'on voit des voitures US et surtout on voit nos premiers (gros) camions ! On arrive gentiment de l'autre côté du pont où se trouve un point de vue, on prend le temps de faire une pause et de "mâter" une belle mustang du cru local. Ne nous dispersons pas pour autant : photos et re-hop, c'est reparti en sens inverse. Regrets quand même : de ne pas être passé de l'autre côté de la Hwy 101 pour voir le pont sous un autre angle ni avoir poussé le tour à vélo jusqu'au ferry de Sausalito, tout proche, pour faire la traversée en bateau. Nous avons voulu assurer côté temps pour ne par courir le reste de la journée, choix de la raison en ce premier jour complet sur place d'autant que la journée s'annonce chargée. Retour par le même chemin qu'à l'aller : descente du pont, à nouveau le chemin le long de la baie mais on a quelques difficultés pour retrouver le loueur. Au passage, photo d'un camion de convoyage de fonds, mes préférés (l'appel des dollars ?). Tout est bien qui finit bien : restitution juste dans les temps (4h de location), récupération de la caution et pas de bobo. On profite de la présence d'une épicerie pour s'acheter 2 bouteilles d'eau puis retournons à l'hôtel où nous faisons appeler un taxi pour nous transporter avec nos bagages jusqu'au quartier chinois (Chinatown). Prix de la course : 8,99 $ + pourboire.


   Nouveau check-in donc et prise de possession des lieux. Pratique, l'hôtel est dans chinatown, sur Grant Avenue à 50m de la porte de Chinatown qui se situe au croisement de Grant Avenue et de Bush Street. L'après-midi est exclusivement consacrée aux balades à pieds : Chinatown bien entendu, puis direction la tour emblématique Transamerica Pyramid puis c'est la montée vers Coït Tower, la tour au sommet de Telegraph Hill, via Kearny Street à la pente impressionnante sur la fin. Des escaliers et un chemin pour Coit Tower se trouvent au sommet, au croisement de Kearny Street et Filbert Street. Au pied de la tour, on trouve une statue de Christophe Colomb, un drapeau américain et un point de vue sur la baie avec l'île-prison d'Alcatraz ; pas très jolie cette île mais elle n'était pas là pour enjoliver le paysage ! Le temps est couvert. A noter que la montée au sommet de la tour est payante. On redescend, toujours à pieds, vers la baie et Pier 33 ; au passage, nous nous assurons que nos réservations internet pour Alcatraz (départ 18h10 pour le "evening tour") sont valables et récupérons de "vrais" billets. En attendant l'embarquement, direction Pier 39 et ses fameuses otaries. Curiosité : les tramway-trolley à l'ancienne aux couleurs et formes différents les uns des autres. Pier 39, c'est la foule de touristes avec boutiques et restaurants. Les otaries sont bien présentes, la plupart bien occupées à faire la sieste, quelques unes à poser. Nous prenons dans une boutique spécialisée située à l'entrée de Pier 39 une boisson chocolat-canelle ; gobelet dit de taille moyenne : c'est immense ! Un pour deux c'est parfait. On sirote cet excellent breuvage tout en se dirigeant à nouveau vers Pier 33 où nous attend le bateau pour Alcatraz.


   Alcatraz ! Pourquoi diable vouloir y aller alors qu'il s'agit en fait d'une ancienne prison ? A priori rien de bien passionnant ou de bien agréable à y voir même si on a tous en tête le fameux film "L'évadé d'Alcatraz".  Cependant, sur les forums nombreux sont ceux qui ont apprécié la visite. Alors ? Pour se faire un avis, rien de mieux que d'y aller... Beaucoup de monde dans la file d'attente qui serpente entre des barrières. Chaque personne ou couple est pris en photo pour un éventuel souvenir bien entendu payant. Le départ à 18h nous permet de faire le trajet aller de jour et le retour de nuit, mais aussi de visiter la prison dans une ambiance particulière (éclairage) et de voir certains locaux qui ne sont ouverts que pour la visite de nuit.


   Accueil sur l'île par un petit discours d'un garde puis direction la prison où on s'équipe de l'indispensable audio-guide en français. Il faut absolument le prendre car il donne tout au long de la visite des informations sur la vie des prisonniers et sur les étapes de la visite (cellules, infirmerie, salle des repas...). C'est assez impressionnant : s'imaginer la tension qu'il devait régner entre ces détenus très dangereux et les gardiens, voir à quoi ressemble une cellule (pas d'autre référence j'avoue). Au niveau d'un poste de gardes, on peut s'offrir un passage sur une terrasse avec une belle vue de nuit sur SF éclairé. Mais qu'est-ce qu'il fait froid et il y a beaucoup de vent, sans doute cela explique les photos ratées de la ville ;-) ! Retour au port. Finalement, Alcatraz c'est bien particulier et à ce titre à faire à l'occasion mais en aucun cas un indispensable de la ville.


   Nouvel arrêt à Pier 39 pour un calage d'estomac bien agréable avec une crêpe aux grosses fraises et copeaux de chocolat (6,95$/crêpe). Le retour de nuit à l'hôtel est l'occasion d'utiliser pour la première fois l'original cable-car, du terminus sur Fisherman's Wharf (Ghirardelli Square) jusqu'à Chinatown. Archaïque, sympathique et de sacrés dénivelés avalés par ces petits wagons. Au final, une journée bien chargée et bien remplie, un bon échauffement pour la suite !!! Il est presque minuit...

   

 

Les photos du jour

 Jour 3 : San Francisco

  Samedi 20 septembre - Jour de 6h56 à 19h09


>> Après une bonne nuit de sommeil, il s'agit de trouver un endroit sympathique pour petit déjeuner, et sans se perdre si possible ! Plan dans la poche au cas où... Bingo ! Après avoir hésité entre plusieurs établissements, nous avons trouvé notre bonheur : le Lori's Dinner. Ambiance "Happy Days" avec banquettes en sky rouges, voiture américaine dans la salle (si, si...) et jukebox. Super. Reste à déchiffrer la carte du menu, ça prend un peu de temps... Loin de nos traditionnels petit-déjeuners croissants-baguette fraîche ou pain grillé, on se décide pour du lourd : pommes-de-terre, oeufs sur le plat, pancakes, saucisses grillées... Voir le lien "Les photos du jour" pour vous mettre en appétit. On ne regrette pas : c'est très bon. Petite erreur de débutant : j'ai demandé un café expresso (bref, un vrai café). C'est presque 2$, alors que le café classique, très léger certes, est à volonté ! L'addition est de 28$ mais on est paré pour la journée.


   Avant d'aller récupérer sur O'Farell Street une voiture déjà réservée de France par internet, on réactive nos pieds en continuant la découverte de la ville : direction la Transamerica Pyram (déjà vue la veille) et son quartier d'affaires, passage à Embarcadero Station puis retour vers Union Square. On hésite à prendre le métro, pour essayer, mais finalement on continue à pieds. Près d'Union Square, notre premier camion de pompiers de près : impressionnant. Avec un petit fanion américain qui flotte : j'imagine ce que donnerait nos camions avec notre drapeau national flottant au vent (un coup à se faire caillasser...). On voit aussi des motards et des voitures de police. Finalement, l'attraction à Union Square est surtout dans la circulation, sinon rien à voir si ce n'est des hôtels et des magasins. On y trouve aussi un magasin Cheesecake factory, chaîne paraît-il à conseiller aux gourmands !


  Il est temps de se rendre chez notre loueur de voitures : agence Dollar Rent a car. Un peu tendu quand même je dois l'avouer... Je présente ma réservation, mon permis international par prudence, signe des papiers, refuse le GPS. Nous avons une assurance supplémentaire souscrite en France, pas de besoin de la PAI proposée par le loueur. On récupère les clés au garage de l'agence de location, on a bien la voiture attendue : un cabriolet Chrysler Sebring, boîte automatique bien sûr. Premiers tours de roues un peu fébrile, la priorité est d'avancer sans incident ou accident, sans se préoccuper pour l'instant de la direction que l'on prend !


   Passage à l'Embarcadero, au moins on sait où on se trouve. Point carte et direction Alamo square pour y voir les fameuses maisons victoriennes que l'on voit souvent sur les photos de SF. Je suis attentif aux feux : j'ai lu que l'on pouvait passer au rouge si on tourne sur la droite, sauf indication contraire. Pas d'agressivité des autres, c'est rassurant de conduire ainsi. Ca change ! On se gare proche du square, ouf : première escapade auto réussie ! On en profite pour décapoter notre cabriolet, juste "pour voir" ce que ça donne... Puis nous allons au square et c'est vrai que c'est très sympa ; à faire pour la jolie vue sur SF avec les maisons en premier plan et Transamerica Pyramid en fond. Il y a un peu de monde, on s'attardera davantage au retour. Objectif suivant : Golden Gate Park. On décide d'y aller à pieds, c'est bien le meilleur moyen de découvrir les maisons, les rues et leur ambiance mais aussi parfois l'occasion de voir d'anciennes autos. On avisera au parc pour prendre un vélo. Mais qu'il est loin ce parc : en se penchant un peu plus attentivement sur le plan, je relève une petite note indiquant que pour cette partie, le plan n'est pas à l'échelle du reste ! Oups, OK j'ai compris : 1 cm représente maintenant bien plus que dans le reste de la ville. Pas étonnant que ça semble long, voir interminable ! Enfin, voilà le parc et on pourra prendre une bicyclette. Hélas, trois fois hélas. Damned dirais-je même ! On fait 2 loueurs près du parc, tous les vélos sont de sortie ! Aïe, va falloir continuer à marcher, hésitation sur un retour à la voiture je l'avoue... Un peu de courage et c'est reparti coeurs vaillants pour la traversée du parc.








  Nous entrons par l'Est du parc, direction l'Ouest (toujours notre quête du Grand Ouest ?). La première impression est mitigée : le Golden Gate Park est très grand mais on remarque qu'il y a beaucoup de personnes sans abri et quelques personnes semblent bien ébréchées. Pas très rassurant. Nous passons cette zone pour arriver sur les bons côtés, dans tous les sens du terme, du parc : écureuils locaux (ne pas donner à manger, sur la photo il a trouvé sa nourriture), jardin botanique très agréable que l'on parcourt dans tous les sens. Les baskets ne chauffent plus, elles fondent ! Un peu avant la moitié du parc, on trouve un temple japonais avec ses jardins : l'entrée et payante (5$) et il y a pas mal de monde, on passe notre chemin pour arriver le long d'un étang avec un îlot (en traduisant : "île aux fraises !") et un pont pour y accéder ; balade en barque ou pédalo possible. On trouve dans le parc des bancs pour se reposer et des aires de pique-nique, ainsi que les incontournables stands de hot-dog. On découvre que l'on peut circuler en voiture dans cet immense parc, logique vue sa grandeur. On y a même croisé un camion de pompier et un fourgon de convoyage de fonds. On sort vers la moitié du parc, côté Nord, très loin du lieu de stationnement de notre voiture : on décide de revenir sur Alamo Square en bus, une première pour nous à SF. On trouve la ligne qui va bien (la n° 21), montons dans le bus, payons les tickets au chauffeur, et nous voilà rapidement revenu au square où il y a moins de monde que tout à l'heure en cette fin d'après-midi ce qui permet de prendre quelques photos. Retour à la voiture : on avait prévu sur notre programme d'aller à Sausalito pour manger au "The Spinnaker", mais vu le long parcours de la journée (5h de marche) on se contentera d'un simple retour à l'hôtel. Simple ? Faut quand même garer la voiture, et ce n'est pas gagné ! Nombre de places sont payantes ; pour trouver un stationnement gratuit, on pose la voiture assez loin de l'hôtel, au croisement de Pierce et California Street : en espérant aussi avoir bien compris les panneaux expliquant que c'est gratuit (samedi soir au dimanche). On reprend le bus (1,50$/personne) pour aller jusqu'à l'hôtel en veillant bien à ne pas rater l'arrêt sur Chinatown : ce jour-là la voiture n'a servi à rien mais l'intention était de sortir de la ville (Muir woods et Sausalito) ce qui justifiait sa réservation ! Le soir, repas sympa dans un restaurant italien où l'on aura l'occasion de converser un peu en anglais avec un couple d'américains. Longue journée, il est 23h...





 

 

Les photos du jour
   

 Jour 4 : San Francisco -> Sacramento

  Consultation carte - Trajet estimé : 1h59 minutes pour 99.4 miles
  Dimanche 21 septembre - Jour de 6h57 à 19h07


>> Dernier jour sur San Francisco : direction le Lori's Dinner... encore faut-il le retrouver ! Après quelques hésitations, nous voilà de retour dans un lieu où on prendrait bien nos habitudes ! A nouveau super petit-déj (pancakes + fraises). Un rendez-vous important ce matin : la messe Gospel de 11h au Glide Memorial Church.

  En attendant, on se balade dans les rues avoisinantes. On arrive à l'église vers 10h30 pour être certain de ne pas manquer la messe, il y a déjà quelques personnes qui attendent sur le trottoir. En entrant, nous montons au 1er étage après avoir serré quelques poignées de main de bienvenue. L'ambiance est décontractée, la messe commence. Ici point de messe en latin : sur ce qu'on arrive à comprendre, il s'agit d'un discours moralisateur teinté de politique (les élections présidentielles sont en point de mire). Mais on ne capte pas tout... En revanche, on capte les décibels de la musique Gospel 6/5 ! C'est impressionnant : il y a une vraie communion entre ce qui se passe sur "scène" et dans la salle : mais on n'est pas dans une salle de spectacle, c'est une église ! Les images qui défilent sur le grand écran, derrière le choeur, et les brides de phrases que l'on arrive à comprendre sont là pour nous le rappeler. Mais que c'est fort au niveau du son : est-ce pour mieux se faire entendre de l'éternel ?! C'est pour le moins... différent de ce que l'on peut connaître chez nous. Ce qui ne change pas, c'est la présence d'une "quête". En sortant, on est obligé de passer dans une salle-buffer avec pâtisseries et boissons, on ne s'attarde pas. Dehors, tout nous semble soudain bien calme et ce malgré la circulation environnante. Avis : expérience à vivre absolument.

   Direction Lombart Street et ses virages mythiques : le cable-car de la ligne Powell-Hyde nous pose à son sommet, pratique ! C'est un lieu connu et touristique : il y a donc du monde. A pieds, il y a davantage de personnes dans le sens de la descente que de la montée... ; nombre de voitures déboulent sur la route tortueuse et fleurie. Le point de vue est sympathique : on voit la Coït Tower de Telegraph Hill et une partie de la baie avec un petit paquebot à quai. La descente à pieds de la rue s'effectue par des escaliers. Retour en bus.

   Bagages récupérés, nous rejoignons à nouveau le bus que l 'on prend dans Chinatown et qui doit nous amener jusqu'à notre voiture. L'attente est longue, très longue... Notre bus n'arrive qu'au bout de 30 min, il est bien rempli et beaucoup de monde doit monter. Dur, dur... On arrive à se tasser, en équilibre. Ca fait sourire les gens : que l'on soit en équilibre avec les bagages ou que l'on parle français ? Toujours est-il, que l'on n'entend pas bougonner comme si souvent chez nous : c'est une constance ici, que ce soit dans les magasins, les transports ou les files d'attente, tout le monde semble prendre son mal en patience. Nous retrouvons notre Chrysler : pas de fourrière, pas de PV tout va bien. Objectif : Sacramento au Nord-ouest. Pas de GPS, va falloir se débrouiller avec une carte très sommaire.

  Quitte à partir, autant partir en beauté en passant sur le GGB : bye, bye San Francisco. On y aurait bien passé une journée de plus ! Pas le temps de faire Muir Woods ni Point Reyes, dommage. On s'aperçoit vite que sortir par le GGB n'était pas le bon choix : il aurait été bien plus simple de sortir par l'autre pont de la ville, le Bay Bridge plus à l'Est (sur I80 East). Oups, c'était marqué sur notre feuille de route pour aller à l'hôtel de Sacramento... Boulette ! Après quelques miles pour rien, un demi-tour et quelques arrêts pour orientation, on prend un peu au hasard une route qui s'avérera la bonne. Les premiers panneaux "Sacramento" sont un vrai soulagement ! Grosse surprise : passage d'un péage et bien entendu sur la mauvaise file, réservée aux camions apparemment : c'est l'occasion d'un sermont du préposé à la cabine, mais heureusement que ce n'était pas un péage automatique style télépéage chez nous... On approche de notre destination, nous devons aller dans "Old Sacramento", c'est souvent indiqué mais ça ne nous empêche pas de tâtonner quand même. Les instructions de l'hôtel sont du style "take I5 North to J street. Go straight one block to 5th Street, turn left, then one block to I Street" : pas facile, facile si on rate une sortie mais comme la ville est un vrai quadrillage codifié en lettre/chiffre, style échiquier, on se rattrape quand même rapidement en cas de fausse route et on arrive dans le vieux Sacramento, maisons typées western et trottoirs en bois. Notre hôtel est facile à trouver : il s'agit d'un bateau avec roue à aubes, le Delta King, donc forcément au bord de l'eau ! On monte à bord : accueil sympa, valet (payant) à disposition pour porter les bagages ou juste garer la voiture... La chambre est petite, c'est une cabine ne l'oublions pas, mais jolie. Paraît pour une croisière... mais le Delta King ne navigue pas, c'est un bateau condamné au quai. Il est possible de prendre d'autres bateaux pour naviguer sur Sacramento River. Nous partons faire un premier tour dans le vieux Sacramento : un peu déçu de voir que maintenant les bâtisses ne sont en fait quasiment que des commerces. A noter aussi le musée du train.

  Nous mangeons le soir sur le bateau et ne sommes pas déçus par le repas et le service sympathique. A noter quand même que leur "Petit filet mignon", en français dans le menu, n'est pas du porc mais du boeuf, certes très bon, et que leur aligot n'a pas la consistance d'un aligot aveyronnais...

Conseil du jour : si vous avez un bouton panic sur votre clef de voiture, ne l'activez vraiment qu'en cas d'alerte... Il déclenche l'alarme du véhicule et pour l'arrêter il faut monter dans la voiture et mettre le contact...Oups...










   
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